vendredi 21 mars 2008

RobotCité: quand la France se mets à la Robotique !

Que voila une belle initiative de la FING et de Planète Sciences: RobotCité !

Extrait du site: "Projet conjoint de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) et de Planète Sciences, RobotCité préfigure la ville du futur : un environnement qui communique avec des robots qui déambulent de manière autonome, et surtout, la possibilité pour tout le monde d'interagir avec le quartier de demain.

RobotCité est aussi un défi ouvert aux étudiants, associés aux mondes universitaire et industriels, pour peupler cet environnement de petits robots autonomes.

Enfin, RobotCité est une rencontre entre chercheurs, étudiants, industriels et grand public autour des robots dans la ville de demain."

Cliquer sur le le nom de l'article et vous arriverez sur leur site !

Un constat au passage: la projection du robot comme acteur autonome dans nos villes ets un axe de réflexion novateur, que je n'ai pas encore vu développé par les acteurs actuels, qui se consacrent bien souvent au robot d'intérieur... (cf IRobot). Étonnamment ( !?!), ce dernier soutient le projet et ce d'ailleurs au même titre que Gostai et Fon (http://www.fon.com/fr/info/whatsFon)

Les premiers projets (5 encours) sont plein de potentiels et sont même à la recherche de fonds. Il y a t il des investisseurs sur le blog ?
  • Projet Yago: le robot se destine à être placé sur l’épaule d’un individu pour l’accompagner et le guider à travers la ville, au moyen de haut-parleurs
  • Projet CRI ou "cinéma de rue itinérant": un robot sur roulette qui projetterait des images dans les rues de façon aléatoire avec l'option de consulter sur internet la liste des films, son itinéraire, ses horaires, ou encore de recevoir sur son portable toutes ces informations pratiques.
Ces projets sont d'autant plus novateurs qu'ils dépassent le concept de robot à roulette ayant comme objectif d'éviter des boules ou d'affronter un de ces homologues...

Bonne chance à tous les participants de cette manifestation, puisse vos projets aboutir et devenir de nouvelles"gazelles" à la française !

A vos Robots

JG

mercredi 19 mars 2008

Un concurrent pour Nao ? Probo

Une des forces de Nao ( à ma connaissance) est de s'appuyer sur une interaction intelligente avec l'utilisateur (réaction à la voix, reconnaissance des émotions...).
Critère de différenciation majeure dans la jungle de la robotique actuelle, il est intéressant de notifier que d'autres se mettent à la page : Probo, développé par l'équipe projet Robotics and Multibody Research Group de Vrije Universiteit , Bruxelles.

  • Objectif avoué: "to create a friend for life"
  • Prototype: 2008
  • Cible première: les enfants hospitalisés
  • Capacité: capable de comprendre et d'exprimer des sentiments

Je laisse à chacun le soin d'apprécier le look du futur robot et je ne suis pas encore certain que Probo sera retenu comme plateforme officielle pour la prochaine Robocup. Mais il a du potentiel et la dimension humoristique qui entoure le robot est vraiment et positivement interpellante ! Ce qui m'invite à partager avec vous une réflexion: est ce que finalement l'ensemble des robots développés en ce moment, ne seraient pas que des coquilles vides ?... Quel est leur univers, leur background ? Quelle est leur histoire ?

Pourquoi les produits dérivés des dessins animés et autres mangas cartonnent ils à votre avis ?

Je vous laisse sur cette réflexion

Bon surf

JG






vendredi 14 mars 2008

Edito : en 2020 les robots de compagnie seront partout

Pourquoi écrire ce qu'un autre peut si bien faire. Je vous joint ci dessous l'article édité sur le site www.tregouet.org par Monsieur le Sénateur René Trégouët, Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat. Toujours intéressant de relevé que le Sénat s'est penché sur la question !

"Un récent article publié dans le Newscientist fait le point sur les robots présentés actuellement au Japon, dans le cadre du salon des robots avancés, qui vient de se tenir à Aichi, jusqu’au 9 juin.

Cette grande manifestation a été l’occasion de découvrir les extraordinaires progrès accomplis dans les différentes catégories d’androïdes présentés. Mais au-delà de la grande diversité des robots exposés (plus de 60 types de robot sont visibles), ce salon a proposé une véritable vision prospective de notre monde en 2020 en regroupant plusieurs maquettes futuristes de nos rues, habitations et bureaux, reconstituant ainsi ce que pourrait être notre cadre de vie dans une quinzaine d’années.

Tous les constructeurs présents à Aichi sont persuadés que les robots de compagnie seront dans la plupart des foyers en 2020 pour nous aider dans une multitude de tâches journalières. Les robots ApriAlpha et ApriAttenda, présentés par Toshiba (Voir notre article dans la lettre 338) préfigurent ce que pourraient être ces auxiliaires domestiques destinés en priorité à l’aide aux personnes âgées et à la garde des jeunes enfants à la maison. Ces robots très évolués peuvent déjà reconnaître visuellement une personne, grâce à la couleur de ses vêtements et à ses intonations de voix. Un algorithme spécial a même été développé pour permettre à ApriAttenda de détecter un individu et d’en calculer la position dans un environnement complexe d’objets et de sujets fixes et mobiles. Les deux prototypes de Toshiba peuvent être reprogrammés pour accomplir de nouvelles tâches tout au long de leur vie.

Parmi ces tâches qui vont être dévolues aux robots, le nettoyage, le ménage et les courses figurent en bonne place, comme le montre par exemple le robot WallWalker, de la compagnie japonaise Miraikikai. Ce robot est capable de s’agripper aux fenêtres et de nettoyer parfaitement les vitres. Autre exemple : le robot porte-bagages développé par l’université de Meijo. Mais si les scientifiques et industriels japonais présents à ce salon sont convaincus qu’il y a au Japon un énorme marché pour ces robots domestiques à l’horizon 2020, ils restent prudents sur les perspectives du marché européen car les différences culturelles entre le Japon et l’Occident sont très importantes.

Outre les robots ménagers, les robots aides-soignants devraient également trouver leur place dans les hôpitaux, comme le montre un robot développé par l’université de Nagoya, conçu pour aider à former les infirmières et médecins. Un autre robot de la même université, baptisé "Hyper-Finger", peut exécuter, sur simple pression des doigts, des actes de microchirurgie abdominale.

Mais les robots font également leur apparition dans le domaine de la pure distraction : par exemple, deux humanoïdes, Wakamura de Mitsubishi et Robovie-R créés par les laboratoires de robotique de cAtr, ont été programmés pour faire des plaisanteries et raconter des histoires drôles. Un autre robot, développé à l’université de Tohoku, peut faire office de partenaire pour les passionnés de danse et un androïde de l’Université d’Hiroshima est capable de jouer au base-ball.

Enfin signalons le robot modulaire et reconfigurable, baptisé M-Tran III, construit par Satoshi Murata et collègues de l’institut national de la Science et de la technologie industrielle avancées (NIST). M-Tran III se compose des composants identiques et peut commuter entre différentes formes de locomotion. Il peut marcher sur quatre membres, comme un chien, ou ramper, comme un serpent.

Alors que se tenait ce grand salon de la robotique, était publiée une très sérieuse enquête, dont un rapport préliminaire vient d’être publié, qui a été réalisée par un groupe d’étude mis en place en janvier dernier par le ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie nippon (METI).

Concrètement, les premières conclusions de ces experts appellent le gouvernement à mettre en place des mesures visant à promouvoir l’usage généralisé de l’utilisation des robots. Selon eux, dans un contexte de vieillissement de la population et avec les départs massifs des baby-boomers du monde du travail à partir de 2007, les perspectives de marché concernant l’utilisation des robots dans l’industrie et les services sont énormes et l’emploi de telles machines serait même vital pour l’avenir économique du pays.

Le groupe d’étude souligne, par exemple, que la création de robots domestiques permettrait d’encourager plus de femmes à se mettre sur le marché du travail, ce qui pourrait réduire le déficit d’employés. Il suggère aussi qu’il faut que les hommes et les machines apprennent à produire et travailler ensemble de manière à rendre les sites de production plus efficaces. Ce qui doit permettre de gagner des parts de marché dans certains pays, la Chine par exemple, où le coût de la main-d’œuvre est plus faible.

Ce groupe d’étude préconise la standardisation des machines et la mise en place de nouvelles réglementations permettant par exemple aux robots de travailler dans la rue (régulation du trafic routier). Il demande aussi à ce que les entreprises et les universités travaillent de concert et coopèrent dans leurs travaux de recherche de manière à accélérer le développement de ces nouvelles machines à tout faire.

Dans un autre rapport du MITI (Ministère Japonais de l’Economie et de la Recherche), consacré à la prospective technologique sur les 20 prochaines années, les responsables nippons prévoient une généralisation des robots d’assistance personnelle dans les foyers, les hôpitaux et les maisons de retraite. Selon ce rapport prospectif passionnant, la banalisation des robots de compagnie et d’assistance constituera un saut techno-économique majeur et entraînera de profondes conséquences sociales et culturelles pour les personnes âgées qui seront 40 millions-30 % de la population- au Japon en 2025 (20 % en 2004). (Asahi).

Il est donc clair que, pour le Japon, les robots n’ont pas seulement vocation à remplacer l’être humain dans les tâches les plus dangereuses ou les plus pénibles, mais vont rapidement être présents dans tous les secteurs d’activité et devenir de véritables auxiliaires de vie pour les personnes âgées. Malheureusement, il semble qu’en Europe et en France nous n’ayons pas encore pris toute la mesure de la mutation techno-économique, sociale et culturelle que va engendrer cette arrivée massive des robots dans nos environnements professionnels et personnels d’ici 2020. Dans ce domaine, comme dans d’autres, nous devons nous ouvrir sur le monde et faire un effort considérable, en matière scientifique et industrielle, pour mettre en place un secteur robotique digne de ce nom faute de quoi, après avoir déjà raté de nombreux trains technologiques majeurs, nous risquerions de perdre une compétition technologique et industrielle encore plus décisive pour notre avenir."

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


A titre personnel, je ne peux que ma féliciter de constater qur M. Trégouët signe la sonnette d'alarme. Puisse t 'il être entendu !

A vos Robots !

JG

jeudi 13 mars 2008

Welcome to our non-speaking French Readers !

Just a word for our non speaking readers. You can translate my blog with the translator tool in the right boxes. The translation will not be perfect but it should give you a rough idea of the major key points developped in the blog. Please add any comments you like even if this is in English and I will answer you also in English... ! What a wonderfull world, is'nt it ?

Best regards

JG

mercredi 12 mars 2008

A quand un Pôle de Compétitivité 100% dédié à la Robotique ?

Vous l 'avez compris, la robotique est un secteur à ne pas manquer. Mais un petit coup de main pour les acteurs qui veulent s'y lancer ne fait pas de mal et les pôles de Compétitivité me semblent être une formidable opportunité. Ci joint un extrait de la définition de ces mêmes pôles issues du site www.competitivite.gouv.fr.

"La France a lancé en 2004 une nouvelle politique industrielle qui mobilise les facteurs clefs de la compétitivité, au premier rang desquels figure la capacité d’innovation.

Un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné :

  • l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation,
  • engagés dans une démarché partenariale (stratégie commune de développement),
  • destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d’un (ou de) marché(s) donné(s).

Cette politique vise à susciter puis soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire.

L’industrie est un moteur de croissance pour l’économie française : elle est sa source principale d’innovation (90 % des dépenses de R&D) et de compétitivité (80 % des exportations). Elle exerce ainsi un effet d’entraînement sur le reste de l’économie.

L’industrie française est confrontée à une double évolution de l’économie mondiale :

  • l’internationalisation des échanges et des processus de production qui se traduit par une pression concurrentielle croissante ;
  • l’avènement d’une économie de la connaissance dans laquelle l’innovation, la recherche – l’immatériel ou l’intelligence en quelque sorte – sont les vecteurs principaux de la croissance et de la compétitivité.

    Une nouvelle politique industrielle

C’est pourquoi une nouvelle politique industrielle qui combine mieux que par le passé le territoire, l’innovation et l’industrie est apparue nécessaire.

Le rapprochement des acteurs industriels, scientifiques et de la formation d’un même territoire, sur le modèle des clusters, constitue en effet :

  • une source d’innovation (la proximité stimule la circulation de l’information et des compétences et facilite ainsi la naissance de projets plus innovants),
  • une source d’attractivité (la concentration des acteurs sur un territoire offre une visibilité internationale),
  • un frein aux délocalisations (la compétitivité des entreprises est liée à leur ancrage territorial grâce à la présence des compétences et des partenaires utiles)."

Bien, bien, excellent programme ! surtout sur la partie innovation. Allons jeter un coup d'œil sur les pôles existants:

  • Pôles de compétitivité mondiaux:

Aerospace Valley

Finance Innovation

Lyonbiopôle

Medicen Paris Région

Minalogic

Solutions communicantes sécurisées

System@tic Paris Région


  • Pôles de compétitivité à vocation mondiale:

Axelera

Cap Digital Paris Région

Images & Réseaux

i-Trans

Industries & Agro-Ressources

Innovations thérapeutiques

Mov’eo

Pôle Mer Bretagne

Pôle Mer PACA

Végépolys


  • Pôles de compétitivité:

Agrimip Innovation

Arve Industries

ASTech

Atlantic Biotherapies

Automobile haut de gamme

Capenergies

Céréales Vallée

Cosmetic Valley

Derbi

Elastopôle

Elopsys

EMC2

Fibres Grand’Est

Filière équine

Filière produits aquatiques

Génie civil Ouest

Imaginove

Industries du commerce

Industries et pin maritime du futur

InnoViandes

Lyon Urban Truck&Bus

MAUD

Microtechniques

MIPI

Mobilité et transports avancés

Nov@log

Nutrition Santé Longévité

Optitec

Orpheme

PASS

Pegase

Plastipolis

Pôle Cancer-Bio-Santé

Pôle Enfant

Pôle européen d’innovation fruits et légumes

Pôle européen de la céramique

Pôle nucléaire Bourgogne

Pôle Risques

Prod’Innov

Q@LI-MEDiterranée

Qualitropic

Route des lasers

S²E²

Sporaltec

Techtera

Tenerrdis

Transactions électroniques sécurisées

Trimatec

Up-Tex

Valorial

Véhicule du futur

Viaméca

Ville et mobilité durables

Vitagora

Je ne sais pas pour vous, mais je n'ai pas encore trouvé un pôle dédié à la Robotique. Pour quelles raisons ? Nos universités ne sont elles pas assez actives ? N'avons nous pas assez d'industriels et de chercheurs pour faire la promotion de ce secteur et de son potentiel pour assurer la création, l'animation et le développement d'un pôle dédié à 100% à la robotique ? Pour l'instant, cela ne me saute pas aux yeux et ce même si certains pôles doivent couvrir des domaines indirectement liés à la Robotique (Transactions électroniques sécurisées, Microtechniques, ViaMeca...) .

L'implication politique , bien que peut être pas suffisante, me semble au moins être nécessaire. Que cela soit au Japon, en Corée et aux Etats Unis, on est pas loin de la cause nationale ! Eux, ils ont fixé leurs objectifs en matière de Robotique. Où sont ceux de la France et de l'Europe ?!?


Avis aux amateurs.

A vos Robots !

JG

Abonnez vous à Robot Business On line !

Stock Market

Your Radio on RBOL !

Google